Dans le cadre des manifestations UAICF « Les Sorciers Baladeurs » ont donné rendez-vous à leurs collègue de Vesoul, dimanche 2 avril à Fayl-Billot pour un circuit de découverte autour du Bourg.

Départ 9 h 45 de la place de la mairie, dans la grisaille matinale pour une visite très commentée de la chapelle du village par Mr AUBERTIN.rando-301

L’origine de Fayl-Billot remonte vers l’an 450, ce n’est qu’un hameau, la ville doit sa naissance (vers l’an 900) au Prieuré dont l’église à la fois prieurale et paroissiale sert aux moines et aux habitants. Il y avait un château fort (à la place de l’école de vannerie) bâti par les seigneurs de Fouvent vers le XIIe siècle ; en 1324, Guy de Châtillon, seigneur de Fayl et de Morey, accorde aux habitants une charte d’affranchissement et Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, confirme ce privilège en 1448.

De la vieille église prieurale, restaurée au XVIe siècle et détruite en partie en 1874, subsistent l’abside polygonale et le chœur avec ses chapelles latérales ainsi que le fenestrage de style gothique flamboyant et on remarque au mur d’entrée, à l’intérieur, la naissance des nefs et des piliers du XIIIe et à droite, près du chœur la piscine du XVe.

Une petit aperçu sur la vannerie née, avec l’homme, à la station néolithique de la «Vergentière » sur la commune de Cohons en Hte-Marne. Des disques de terre cuite mis à jour présentent sur une face des empreintes de vannerie (3300 ans av J.C). Les premières oseraies apparaissent dans les archives Fayl-Billotines dès 1636. Un moine nommé frère Jean-Jacques apporte l’art de la vannerie vers 1670 en s’installant à l’ermitage de St-Pérégrin situé dans la forêt de Poison-lès-Fayl. Il transmet son savoir aux moines qui le diffuse aux habitants. En 1929, On a recensé, dans notre département, plus de 780 hectares de plantation d’osier. Aujourd’hui, seule une cinquantaine d’hectares couvre le canton de Fayl-Billot.

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Fort instruit de toutes ces informations, le groupe rejoint à travers la campagne, sous le soleil enfin dévoilé, le village voisin de Charmoy ou le casse-croûte est partagé dans la salle des fêtes mises à disposition par la commune.

Le groupe reprend la route en direction de la vallée de l’Amance ou Mance, l’un des premiers affluents de la Saône ; actuellement le terme Amance est utilisé en Hte-Marne et l’appellation Mance en Hte Saône, le mot Mance venant du mot « med » qui signifie rivière. Elle prend sa source vers Chaudenay, avec plusieurs têtes qui se rejoignent en amont de Laferté-sur-Amance. La tradition veut que le seigneur de Chaudenay, proche du templier Jacques de Molay, ait laissé une indication sur la présence d’un trésor vers la Mance ; son successeur, craignant une ruée de chercheurs, aurait fait effacer toute indication écrite sur la source de cette rivière et, depuis lors, on aurait oublié quel ruisseau est à l’origine de cette rivière.

rando-322Par la forêt, nous rejoignons la cascade de la Chèvre, formant un cirque de roches gréseuses (pierre de sable) ; ce joli site bien aménagé mérite un détour, malheureusement le ruisseau de Charmoy qui l’alimente est à son très faible niveau.

Nous rejoignons enfin notre point de départ en bouclant ce circuit d’environ 15 km et nous partageons avant de nous quitter un petit goûter sur la place du marché.

 

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 Daniel FOURNIER